Au Maroc, on l’appelle « l’or liquide ». Cette huile rare est extraite des graines de l’arganier, un petit arbre qui pousse dans le sud-ouest du pays sur un sol sec et pauvre. Devenue en quelques années l’une des huiles comestibles les plus chères dans le monde, elle est également très prisée par l’industrie cosmétique.
« Nous connaissons l’argan depuis très longtemps, mais depuis quelques années, nous l’utilisons beaucoup plus comme un produit cosmétique, au point que j’ai réussi à créer dans ma propre coopérative, un masque naturel à base d’huile d’argan et d’autres produits naturels que je ne révélerai pas. Ce qui distingue cette huile des d’autres, c’est qu’elle est 100% naturelle et n’a pas d’effets secondaires sur la santé ».
Source de revenus ancestrale pour les agriculteurs de la région, l’huile d’argan est encore extraite par des procédés traditionnels. Il faut en moyenne 20 heures de travail pour en obtenir un seul litre. Le secteur est une véritable aubaine ; ce sont surtout les femmes qui en bénéficient, comme l’explique Khadija Benaiss, directrice de la coopérative Amanar.
« Le secteur de l’huile d’argan emploi un nombre important de femmes qui font vivre plusieurs familles et qui tirent profit économiquement et socialement de cette activité. Je voudrais profiter de cette opportunité pour lancer un appel au ministère de l’agriculture, à l’agence pour la préservation de l’arganier et à la haute commission pour les eaux, les forêts et la désertification afin d’attirer leur attention sur ce secteur qui en a besoin ».
Les coopératives sont en effet fragilisées par des problèmes de gestion, et de formation des adhérentes. Des contraintes qui, sans un réel accompagnement de l’état, risque de profiter aux sociétés privées, au détriment des coopératives.