Il était encore 4 millions en 2010 à venir passer leurs vacances en Tunisie. Cette année ils ne sont plus que 2 millions 400 mille. Depuis le début de la révolution du jasmin, 3000 emplois ont été supprimés sur les 400 000 que compte le secteur. Le taux d’occupation global reste, quant à lui, inférieur à 50%, tandis que les recettes ont été divisées par deux. Les commerçants critiquent la situation.
Ghazi Abdelleoui, commerçant dans la médina de Tunis : « Oui, je suis affecté, j’avais 18 mille dinars avec lesquels je pensais me marier. A cause de cette révolution, j’ai dû les dépenser pour le loyer et la marchandise. Tout s’est arrêté ».
Riadh al Samaâli, commerçant dans la médina de Tunis : « Il n’y a pas de touriste cette année. Dès que les touristes reviennent, il se passe quelque chose dans le pays. Certains veulent manifester, d’autres font grève et tout tombe à l’eau ».
Aujourd’hui, la Tunisie n’est plus synonyme de stabilité. Le gouvernement et les professionnels tentent de rassurer les touristes. La crise de l’industrie touristique est plus profonde qu’il n’y paraît. Car si le secteur représente 7% du PIB du pays, une restructuration s’impose. Depuis une dizaine d’années, la course à l’extension des capacités hôtelières n’a fait qu’aggraver une situation financière déjà fragile. Gageons que l’assainissement des finances du secteur constituera une priorité du futur gouvernement tunisien.