En Tunisie, Ennahda a gagné et aucun parti ne conteste le résultat des élections. Le parti de Rached Ghannouchi a apparemment gagné la confiance de la population tunisienne, lassée d’être spoliée par une classe dirigeante.
Une citoyenne tunisienne :
« En tant que tunisienne, je pense qu’il mérite de gagner, parce que pour être honnête nous ne faisons pas confiance aux autres partis. Nous avons voté pour Ennahda parce qu’ils ont peur de Dieu et nous espérons qu’ils seront à la hauteur de nos attentes. Ce que nous voulons c’est quelqu’un qui travaille dans l’intérêt du pays et de sa population. C’est tout ce qu’on veut. Que ce soit Ennahda ou qui que ce soit d’autre. »
Mais Ennahda provoque aussi quelques réticences. Certains partis de gauche s’interrogent sur les orientations de la nouvelle constitution et se demandent si les libertés individuelles seront toujours respectées.
Par ailleurs l’association Human Rights Watch, de retour en Tunisie après avoir été expulsé par le régime de Ben Ali veille à ce que les droits de l’Homme soient au centre de ces élections. Le programme de Ennahda précise qu’il vont respecter les droits de l’Homme et qu’ils respecteront les droits des femmes et les libertés individuelles acquises auparavant.
Ce sont les quelques thèmes qu’ils disent vouloir respecter et qui vont main dans la main avec les droits de l’homme. Mais, naturellement, nous devons nous méfier de tous les parties pas seulement de Ennahda. Nous devons aussi vérifier que la future coalition qui prendra place à l’assemblée sera en accord avec les droits de l’homme et les libertés individuelles. L’assemblée constituante est élu pour un an et nommera un gouvernement intérimaire. Désormais c’est le jeu des alliances qui animera la vie politique tunisienne.