Déjà cinq ans que l’association Bouregreg organise le festival international du film de femmes dans la ville marocaine de Salé. Occasion de célébrer les créations cinématographiques féminines, l’événement se veut avant tout un regard croisé, de femmes et d’hommes, sur la condition des femmes dans le monde.
Comme l’explique Nourredine Chmaou, le président du festival : « L’hommage que nous rendons à la militante des droits de l’homme en Turquie Halime Guner, montre que le combat pour les femmes est au cœur de la lutte pour tous les droits humains. Les femmes marocaines ont milité par le passé et se battent toujours pour leurs droits. Elles ont remporté de nombreuses victoires, et la constitution leur a apporté l’égalité. Dans cette 5eme édition, le festival soulève de nombreuses questions à propos des droits des femmes. Et cet événement perdurera aussi longtemps qu’il y aura des femmes en difficultés dans nos sociétés ».
L’événement tente de donner une visibilité aux femmes qui prennent le risque de l’émancipation par la création. C’est pourquoi, le jury de la compétition, présidé par l’artiste et écrivaine canadienne Louise Poral, est composé de sept femmes de différents horizons, dont l’actrice égyptienne Hala Sedky ou la sénégalaise Oumy Ndour, membre du jury. L’événement est avant tout un festival de cinéma qui ne cherche pas à montrer expressément des films militants. L’intérêt est ailleurs. Aborder le sujet délicat de la condition féminine par le cinéma afin de dépolitiser le débat.