Le Maroc a organisé la 4ème édition du Salon du Cheval d’El Jadida. Du 19 au 23 Octobre, 700 chevaux du monde entier, une centaine d’exposants et plus de 250 000 visiteurs se sont donc retrouvés sur la côte marocaine, autour de problématiques liées à l’élevage. Le cheval fait partie de l’histoire et de la culture du Maroc, dont la présence remonte à plus de 3000 ans.
Mohammed Zine EL ABIDINE AL HUSSEINI, Comité marocain pour l’histoire militaire : « L’histoire a toujours lié le cavalier à sa monture, sauf dans certains cas où les chameaux étaient utilisés, notamment sous les dynasties Al Mourabitine et Al Mouahidine. Depuis l’arrivée de l’Islam sur nos côtes jusqu’à nos jours, le cavalier et son cheval ont toujours été ensemble ».
Historiquement, le cheval fait partie de la culture et des traditions arabes. Comme en témoigne le chef de la délégation du Royaume de Bahreïn, présent sur le salon.
Dr. Khalid Ahmed HASSAN, directeur des Écuries royales, Royaume de Bahreïn : « Au Bahreïn, la pureté des chevaux a pu être préservé parce que leur sang n’a jamais été mélangé à celui d’autres races arabes. Depuis plus de 200 ans, les chevaux de Bahreïn ont donc réussi à garder leur pedigree. Et aujourd’hui, nous avons plus de 16 races d’authentiques chevaux de Bahreïn, originaires du Sahara ».
L’un des moments forts de la manifestation est le championnat international organisé pour l’occasion. Un véritable spectacle où les chevaux sont présentés devant un jury à l’arrêt, au pas et au trot.
Majdi AL SALEH, Juge jordanien : « Les chevaux arabes sont connus pour leur beauté et leur endurance. Ce que nous essayons de faire en tant que juges est d’attirer l’attention des éleveurs de chevaux et autres sur les points auxquels ils devraient accorder une attention particulière concernant l’animal, comme par exemple ses pattes, la forme et la beauté de sa tête et de son cou ».
Le concours fait sortir du lot les chevaux venus d’Arabie saoudite. Car malgré des conditions difficiles, le royaume saoudien maîtrise l’art de l’élevage.
Sheikh Mutlaq BIN MUSHRIF, directeur général, Ecuries Al Bwebiya et Al Khalidiya. Arabie saoudite : « Aujourd’hui, l’élevage de chevaux est une véritable entreprise et un réel défi. Je crois que le plus difficile pour un homme est de se mettre au défi dans le désert et de réussir à dresser ses chevaux pour concourir au niveau des Européens. C’est comme ça que l’Arabie saoudite est parvenue à remporter des championnats mondiaux, grâce à sa propre technique locale de dressage de chevaux ».
Avec la présence d’Institutionnels et une large représentation régionale, le salon constitue une véritable opportunité de rencontres et d’échanges. Pour la région, il est également un levier de développement socio-économique.