Les islamistes du Parti de la justice et du développement, le PJD, ont remporté une large victoire aux élections législatives du 25 novembre au Maroc. Avec 107 sièges sur 395, c’est la 1ère fois qu’ils vont diriger le gouvernement. Le parti de l’indépendance, l’Istiqlal, de l’actuel Premier ministre Abbas El Fassi obtient quant à lui 60 sièges. En 3ème position, le Rassemblement national des indépendants du ministre de l’économie et des finances Salah eddine Mezouar obtient 52 sièges. Il est suivi du Parti authenticité et modernité, 47 sièges, de l’Union socialiste des forces populaires, 39 sièges et du Mouvement populaire, 32 sièges. 29 :21
Sauf en cas de surprise, le secrétaire général du PJD Abdelilah Benkirane, 57 ans, devrait être désigné dans les prochains jours par le souverain pour former un gouvernement de coalition. Le parcours de ce parti conservateur a été fulgurant. Lors de sa première participation aux législatives en 1997, le PJD n’avait obtenu que huit sièges mais aux élections de 2002, il était passé à 42 sièges et était devenu le premier parti de l’opposition parlementaire. Il était sorti renforcé des élections de 2007, qui avaient fait de lui, avec 47 députés, le principal parti d’opposition.
Aujourd’hui, il s’apprête à occuper plus du quart du parlement, un scénario inédit. Mais pour gouverner, le PJD devra s’associer à d’autre partis. Abdelilah Benkirane est ouvert aux concertations, auxquelles plusieurs partis de l’actuel gouvernement souhaitent participer. Parmi eux, l’Istiqlal ainsi que l’Union socialiste des forces populaires. Notons que le scrutin a connu une bonne participation, avec un taux de 45,4%, contre 37% en 2007. Une participation déterminante qui a été déterminante dans le succès du PJD, qui a su mobiliser ses sympathisants dans les centres urbains du pays, où il est le mieux implanté.