Abdelilah Benkirane a été officiellement nommé Premier ministre du Maroc par le Roi Mohamed 6.
Pour sa première déclaration en tant que Premier ministre du Maroc, le chef du PJD, le parti justice et développement, a tenu a rappelé que les hommes politiques étaient au service des citoyens.
Abdelilah Benkirane, Premier ministre du Maroc :
« Aujourd’hui, nous devons être prêts à servir le peuple. C’est grâce au peuple que nous sommes élus au parlement et c’est aussi grâce à lui que nous avons remporté le nombre de sièges qui nous a permis d’entrer au gouvernement. Donc c’est le peuple qui est notre première préoccupation. Nous devons lui donner tous les droits et les membres du gouvernement doivent comprendre qu’ils sont là pour le servir. »
Le PJD a obtenu 107 des 395 sièges du Parlement. Les bons résultats du mouvement islamiste sont lié à ses promesses. Tout au long de sa campagne, il a assuré qu’il allait combattre la corruption. Un phénomène qui exaspère la population. Sur le plan social il souhaite augmenter le salaire minimum et réformer le système éducatif.
Désormais le nouveau chef de l’exécutif marocain a la charge de former un gouvernement d’union.
Sujet d’inquiétude en revanche, l’attitude du parti islamiste sur le plan de la morale religieuse.
Abdellilah Benkirane, Premier ministre du Maroc :
« Pour ce qui concerne les libertés, c’est une question interne aux Marocains qui est régie par la loi. Le côté religieux est une prérogative du Roi, pas celle du gouvernement. Nous ne devons pas oublier que nous sommes une monarchie. Le chef d’état c’est le Roi et non le premier ministre dont les pouvoirs exécutifs sont clairement définis ».
Cet Ancien professeur de physique a désormais la lourde tâche d’unir la population Marocaine. Il se dit d’ailleurs prêt à discuter avec les manifestants du mouvement du 20 février qui avait appelé au boycotte de ces élections et qui estime que les dernières réformes constitutionnelles n’ont rien changé.