La Banque centrale de Tunisie à rendu son verdict : il faudra sans doute s’attendre à une croissance zéro pour l’année 2011. Il y encore quelques mois, le gouvernement, lui, espérait atteindre 1%.
Des prévisions alarmante qui risquent de faire baisser le rythme des créations d’emplois et d’augmenter le taux de chômage qui pourrait prochainement dépasser 18%.
Le patronat est inquiet, il pointe du doigt les grèves à répétition qui paralysent de nombreuses entreprises. Les secteurs sensibles sont directement touchés comme, les mines, l’énergie, le textile, l’habillement ou encore le tourisme. Certains économistes estiment qu’il est grand temps d’opérer une trêve sociale pour réparer les dégâts de l’après révolution qui se chiffrent à près de 2,5 milliards d’euros.
Pour relancer l’économie de nombreux patrons appellent à la création d’une zone de libre échange avec la Libye qui permettrait la libre circulation des personnes et des marchandises…
En Libye, le marché de la reconstruction est évalué entre 150 et 300 milliards de dollars et pourrait employer quelques 200 000 tunisiens. L’urgence est aussi de rassurer les investisseurs étrangers, pour certains inquiets de la victoire du parti islamiste Ennahda lors des dernières élections. Pour l’instant, les européens, principaux partenaires avec 80% des échanges commerciaux, restent en retrait. Ils mesurent les risques et sont réticent à s’engager davantage en cette période de transition.
Les États-Unis et les pays du Golfe eux sont moins méfiants. Ils ont exprimés clairement leur soutien aux organisations patronales tunisiennes. Une aubaine pour le pays qui cherche à diversifier ses partenaires économiques mais aussi à explorer de nouveaux marchés en Asie et en Amérique latine.