Dès le 1er janvier 2012, le Maroc siégera pour deux ans au Conseil de sécurité de l’ONU en tant que membre non permanent. Ce n’est pas une première pour le royaume qui avait déjà siégé en 1963 et en 1992. Le pays a été choisi dès le premier tour du scrutin à bulletin secret, intervenu le 21 octobre dernier. Les 151 voix dont il a bénéficié, alors que 129 étaient requises, attestent des succès d’une diplomatie active mise en place par le Roi Mohammed VI.
Le royaume représentera le groupe des états africains au sein de l’Organe exécutif de l’ONU. Aussi, il compte bien promouvoir la voix du continent et militer en faveur du monde arabo-musulman. Une ambition que Rabat aura rapidement l’occasion de mettre à exécution, tant les défis concernant ces régions sont au cœur des préoccupations mondiales. Entre autre, la lutte contre le terrorisme, la résolution et la prévention des conflits armés, notamment en Afrique. Chantre de la coopération sud/sud au profit du Continent, le Maroc est présent dans tous les forums internationaux et régionaux, où il se fait le porte parole de l’Afrique. Par ailleurs, il s’est récemment illustré dans la refonte de la Ligue Arabe, de l’Organisation de la Coopération Islamique, et de l’Union du Maghreb Arabe. C’est pourquoi, son élection au Conseil de sécurité a été largement plébiscitée par le Continent, notamment l’Afrique centrale et les pays arabes. La Palestine y voit l’arrivée d’un important défenseur de sa cause, tandis que Sao Tome et Principe salut l’élection d’un partenaire qui fait beaucoup pour l’Afrique. Le Maroc a adhéré à l’ONU en 1956. Il est également membre de la Ligue arabe depuis 1958 et de l’Organisation de la Conférence Islamique depuis 1969.