AlQarra-Depuis son succès aux dernières législatives le parti justice et développement est très attendu sur la scène politique nationale et internationale. De l’extérieur, l’arrivée du parti islamiste était souvent considéré comme une possible menace pour la liberté des marocains. Face à ces réticences, le PJD a immédiatement rappelé les fondements de son élection. La lutte contre la pauvreté, contre la corruption, la lutte pour l’amélioration de la santé et de l’éducation. Un programme loin des batailles sur le seul port du voile ou contre la mini-jupe.
Abdelaziz Rabbah membre du PJD :
» J’espère que nos citoyens remarqueront dans un futur proche que leurs droits sont respectés. Le Maroc a des obligations internationales et ne peut pas outrepasser certaines lois. Il y a aussi des organisations pour les droits de l’Homme, et elles n’accepteront jamai,s comme la société marocaine d’ailleurs, qu’un parti politique, une institution ou un ministre régissent leur mode de vie. »
Quant à l’attitude vis à vis des touristes, elle ne devrait guère changer. Le tourisme est un revenu trop important pour l’État Marocain. L’année dernière 10 millions d’étrangers ont profité des charmes du Royaume et contribué à l’économie du pays.
Bouchta Hattach, investisseur dans l’industrie du tourisme :
« Aucun politicien ne peut toucher le tourisme. Au contraire même, ils veulent que cette activité grandisse pour des raisons simples. Ce secteur emploie beaucoup de gens et apportent la majorité des devises étrangères au pays. Donc, personne ne peut créer de problèmes à cette activité. »
Maintenant au pouvoir, le PJD va aussi devoir faire évoluer son point de vue sur la culture et les loisirs. En tant que parti de l’opposition, il a souvent dénoncé la venue d’artistes étrangers à la morale légère. Désormais le ton du parti et d’Abdelilah Benkirane sera plus modéré. Les marocains refuseraient de ne plus bénéficier des standards culturels de l’occident. Depuis le 25 novembre dernier, le PJD doit passer du stade de parti d’opposition prompt à la critique, à celui d’un parti confronté, sous les feux de la rampe, à l’exercice du pouvoir et en face : un électorat qui compte rapidement et fermement sur des résultats.