Al Qarra – Le premier gouvernement marocain depuis la réforme constitutionnelle va être soumis dans les prochains jours au vote de confiance de l’Assemblée. Nommé par le roi Mohammed VI, le cabinet est dirigé par Abdelilah Benkirane, secrétaire général du parti islamiste, le PJD. Le nouveau gouvernement arrive aux commandes dans une conjoncture internationale et régionale défavorable. Parmi les grands chantiers en attente, le chômage, qui touche 9% de la population, le déficit public, estimé à 3,6% du PIB, ou encore le déficit commercial. Comment le gouvernement Benkirane compte-t-il procéder ? C’est ce que tenterons de savoir les parlementaires, notamment ceux de l’opposition, lorsque le cabinet leur soumettra son projet de loi de Finances. Abdelilah Benkirane a identifié cinq secteurs prioritaires : la justice, l’enseignement, l’emploi, le logement et la santé. Son objectif ? Améliorer les conditions de vie des citoyens les plus pauvres. Le 1er Ministre a l’ambition de positionner le royaume parmi les 90 premiers pays en matière d’indice de développement humain. Il souhaite également ramener le taux d’analphabétisme à 20 % d’ici 2015, tout en augmentant le SMIG et le montant minimal de la pension de retraite.
Les propositions les plus concrètes du cabinet Benkirane ont trait à l’emploi. Il envisage, entre autre, des mesures d’incitation à l’auto-emploi, d’attribuer les marchés publics à des entreprises marocaines, ou encore, de faire financer, par l’État, les charges sociales des nouveaux recrutés durant les deux années suivant l’embauche. Le 1er ministre reconnaît que l’emploi sera son plus grand défi. C’est sur ce point que les jeunes diplômés au chômage l’attendent. Le PJD a promis de réduire de 2% le taux de chômage, et d’accorder 100 000 bourses aux jeunes diplômés et demandeurs d’emplois. Parviendra-t-il à tenir ses engagements? Le chômage touche près de 18% des jeunes âgés entre 15 et 24 ans.