Tunisie: un procès riche en révélations - www.alqarra.tv

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Spécial Tunisie

Le 05.01.2012 73 vues

Un procès riche en révélations

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Al Qarra – Le 21 décembre dernier, le tribunal militaire de première instance de Tunis examinait l’affaire des martyrs et blessés de la révolution avant de reporter l’examen du dossier à la demande de la défense. L’affaire, qui concerne les 43 morts et 97 blessés du district du grand Tunis, et de 4 gouvernorats a finalement été rouverte mardi. Plusieurs cadres et agents du ministère de l’Intérieur ont été appelés à la barre. Parmi eux, Rafik Haj Kacem, ancien ministre de l’Intérieur, Adel Tiouiri, ancien directeur général de la Sûreté nationale, et Jalel Boudriga, directeur général des unités d’intervention. Mais de tous les témoignages, c’est celui d’Ali Seriati, ex-directeur général de la sécurité présidentielle, qui a été le plus prolifique. Seriati a en effet donné un récit inédit des événements qui se sont déroulés entre le 17 décembre et le 17 janvier 2011. Il a notamment révélé qu’au cours des jours précédant le départ de Ben Ali, le 14 janvier, toutes les forces de sécurité, de la Garde nationale et de l’armée, étaient sous le commandement du ministre de la Défense. Il s’agissait à l’époque de Ridha Grira. Ali Seriati précise par ailleurs que le ministre de l’Intérieur n’avait plus aucune autorité, y compris sur les forces de sécurité intérieure. Après son audition, l’audience a été reportée au 10 janvier 2012. D’autres accusés doivent encore être entendus, dont le directeur de la salle des opérations au ministère de l’Intérieur. A noter que la cour n’a accepté aucune demande de libération conditionnelle. Une quinzaine de hauts responsables sont en détention préventive et seront donc bien présents à leur procès. Les 27 autres accusés n’ont jamais pu être arrêtés. Parmi eux, l’ancien président Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite. A deux reprises, Riyad a ignoré les demandes d’extradition formulées par Tunis.