Le théâtre tunisien en quête de créativité

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Le 15.01.2012 153 vues

Le théâtre tunisien en quête de créativité


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Al Qarra
– Vendredi 13 janvier s’achevait la 15ème édition des journées théâtrales de Carthage. Cette l’année, l’événement était particulièrement attendu par les tunisiens. Tous espèrent que le départ de Ben Ali initiera une nouvelle ère de créativité en Tunisie. Tout au long de la semaine, les révolutions arabes étaient au cœur des festivités.

Spectateur :
« Nous sommes libres désormais, les acteurs doivent donc exprimer leur opinion librement, sans entrave. Je m’attends à ce que l’avenir s’améliore. »

Cette année, le festival a accueilli des troupes originaires de divers pays arabes, africains et européens. Cette diversité s’est exprimée à travers les jeux de scènes, et à permis d’attirer des spectateurs de tous les âges.

Spectateur :
« C’est une très belle et une extraordinaire saison. Pour moi, c’est comme une année préparatoire pour les saisons à venir. »

Les spectateurs semblent conquis. Mais de l’autre côté du rideau, les artistes bouillonnent. Ils auraient souhaité que les bouleversements qui animent les pays arabes se ressentent davantage sur la scène.

Salim Khaleefi, comédien :
« Malheureusement, notre théâtre n’a pas fait preuve de plus de créativité. Nous continuons de traiter les mêmes sujets. Je ne sais pas quand nous serons capable d’offrir un théâtre nouveau et d’accomplir un travail plus mémorable. »

Bashir Ghariani, metteur en scène :
« C’est la première édition après le départ de l’ancien président mais les effets de la révolution ne se sont pas fait sentir, c’est encore trop tôt pour cela. Les artistes doivent s’imprégner de la révolution pour que cela se ressente dans leurs jeux. La révolution est encore fragile et nous continuons à compter nos morts. Quand tout cela sera terminé, nous aurons développé une nouvelle vision de l’art. »

Le spectacle de clôture est une adaptation d’un texte de Kamel Bouagila : « Tu vois ce que j’ai vu ». Mise en scène par Anouar Chaâfi, la pièce fait l’éloge de la diversité.