Al Qarra- A l’école de football des Brasseries, au Cameroun, l’ambiance paraît presque militaire. Ces adolescents, heureux élus parmi les 5000 prétendants à travers tout le pays, caressent tous le même rêve : devenir un jour footballeurs professionnels. Mais si le foot est un jeu, l’apprentissage du haut niveau est loin d’être une partie de plaisir.
Marius Tresor Missing Assianou, 14, ans :
« La première année, c’était pas du tout facile. Quitter sa famille pour aller dans un autre coin, c’était vraiment pas facile de s’adapter. Mais au fur à mesure, on apprend à s’adapter. »
Henri Bao Lonla Fotsa, 17 ans:
« Quand t’aimes ce que tu fais, il y a des privations. Là où on essaye de faire la différence, quand on entre à l’école de foot de Brasseries, c’est de se priver des distractions pour essayer d’avancer. «
Pendant leur 6 années de formation, tous les apprentis footballers du centre doivent se plier à des règles très strictes : lever à 5h45, école toute la matinée, puis entraînement tout l’après-midi. Le soir est consacré aux devoirs scolaires et au dîner. Malgré les sacrifices, aucun des adolescent du centre n’échangerait sa place avec un autre. Ils rêvent tous d’une carrière en Europe, et savent que le travail est le seul moyen d’y parvenir. Djibril se souvient avec émotion du jour où il a appris qu’il était accepté au centre de formation.
Dibril Fémi Ronal, 13 ans:
« J’étais heureux. J’ai commencé à courir dans tout le quartier, mes amis me regardaient comme si j’étais fou. Ils me demandaient « pourquoi tu cours comme ca ? » j’ai dit « les gars, vous pouvez pas comprendre » «
Tous ces adolescents rêvent d’une carrière à la Samuel Eto’o, héros national passé entre autres par le FC Barcelone et l’Inter Milan. Si tous ne parviendront pas à devenir pro, le centre de formation des Brasseries leur aura permis d’avoir aussi un bagage scolaire pour pouvoir éventuellement rebondir.