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Kenya

Le 08.02.2012 89 vues

Une économie en fleur

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Al Qarra – Les producteurs de fleurs du Kenya se tournent de plus en plus vers de nouveaux marchés en Asie et en Europe de l’Est. En effet, la vente des fleurs issues de l’agriculture horticole représente une source importante de devises pour le Kenya. Les productions de fleurs sont concentrées sur les rives du lac Naivasha dans la vallée du Rift. Mais un nombre croissant de petits agriculteurs se sont spécialisés dans la production de fleurs dans de petites fermes horticoles. Afin d’explorer de nouveaux marchés, le Kenya encourage les producteurs à produire et exporter des produits finis, tels que des bouquets.

Peter Kinyanjui, producteur de fleurs :
« Les variétés que nous cultivons ici sont des variétés sélectionnées qui ne peuvent être produites à trop grande échelle. Pour le moment, nous avons pas vraiment ressenti les effets de la crise européenne parce que la demande a toujours été là ».

Selon les derniers chiffres, les petits producteurs de fleurs ont contribué à hauteur de huit pour cent des exportations totales de fleurs du pays, ce qui s’élève à un montant de près de 260 millions de dollars. La Saint Valentin, fêtée le 14 Février, constitue la période la plus productive pour les horticulteurs kenyans.

Jane Ngige, directeur général du Conseil Kenya Flower :
« 60 pour cent de notre production est constituée de roses. Vous pouvez voir que celles-ci sont principalement produites par les petits producteurs. L’activité consiste à l’envoi de fleurs dans une boîte, mais aussi l’envoi de produits plus fins ».

L’Europe demeure le marché principal. Les économies en stagnation de la zone euro et la crise économique n’ont pas nui aux ventes.

Jane Ngige, directrice exécutive de Conseil en l’horticulture :
« Notre produit a très bonne réputation. Nous avons même réussi à percer le marché japonais. Nous commençons à exporter vers le marché russe également »

Cependant les dernières difficultés du shilling kenyan a fortement perturbé ce marché. La monnaie nationale s’est en effet effondrée l’an dernier de 25 pour cent par rapport au dollar. La banque centrale kenyane, par son intervention, a pu cependant maintenir les taux de change et faire que ce marche demeure décidément florissant.