Al Qarra – Alors que dans quelques semaines doit se tenir à Londres un sommet international concernant le sort de la Somalie, celle-ci est de nouveau touchée par les membres du groupe islamiste des shebabs.
Mercredi 8 février, un attentat suicide perpétré à Mogadiscio, non loin du palais présidentiel, a causé la mort de quinze personnes et en a blessé une vingtaine après un premier bilan de onze morts mercredi.
Abdulahii Barisse, porte-parole de la police :
« C’est ici, comme vous pouvez le voir, que l’explosion a eu lieu. Et c’est un restaurant où il n’y a que des gens innocents qui boivent leur thé, pas un commissariat. »
Le café Mona attenant à l’hôtel du même nom est surtout fréquenté par des députés ou des responsables du gouvernement. L’hôtel avait déjà été la cible des islamistes en août 2010, un attentat suicide y avait fait 30 morts dont six étaient des parlementaires.
C’est l’attaque la plus meurtrière depuis octobre dernier où un camion piégé était à l’origine de 70 morts.
Même si l’on considère que les efforts menés depuis un an par les forces du gouvernement de transition, soutenus par l’AMISOM ont permis de tenir loin de la capitale les membres d’Al Qaeda, la menace est quotidienne sur Mogadiscio.
Depuis l’effondrement du régime en 1991, l’instabilité politique ne permet pas d’enrayer la violence dans le pays. Mogadiscio est aujourd’hui considéré comme l’une des plus dangereuses capitales au monde. C’est d’ailleurs pour cette raison que le premier ambassadeur britannique depuis 20 ans, est hébergé à Nairobi et non pas dans la capitale somalienne jugée trop instable.