Egypte: Le Foul, de la rue aux restaurants huppés

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Société

Le 20.03.2013 100 vues

Egypte: Le Foul, de la rue aux restaurants huppés


Al Qarra - On en trouve dans chaque rue du centre ville du Caire. En Egypte, manger un foul est aussi courant qu’être coincé dans un embouteillage. Vendus par des marchands ambulants ou dans des échoppes bariolées, ce sandwich à base de fève est à l’Egypte ce que le kebab est à la Turquie ou le fish’n’chips à Londres : un plat traditionnel, simple et populaire.

Ce n’est pas ce qu’on peut appeler un plat huppé, pourtant un groupe d’entrepreneur a décidé d’ouvrir un restaurant de foul dans le quartier ultra chic de Zamalek. L’idée : manger un plat populaire dans un restaurant branché. Un sacrilège pour les vendeurs traditionnels.

Ramadan, vendeur de foul : « C’est notre spécialité, personne ne sait le faire comme nous. On le fait devant vous, et chaque recette est différente. Un foul de la rue sera toujours meilleur qu’un foul du restaurant »

Retour à Zamalek. Dans le restaurant Zooba, deux mondes se mêlent. Si le décor est chic et branché, la carte propose elle des plats populaires. Foul bien sûr, mais aussi du koshary, à base de macaronis, de lentilles de pois et de tomates, ou encore des patates douces avec du foie. Pour pousser le concept jusqu’au bout, tous les plats sont servis dans les assiettes d’étain typiques des quartiers ouvriers du Caire. Le propriétaire souhaite transformer le foul en une véritable marque.

Chris Khalifa, co-propriétaire du Zooba : « La plupart des restaurants en Egypte reposent sur de la cuisine internationale. Nous, on a pris un plat égyptien et on essaye d’en faire une marque, comme pour la pizza ou les sushis. Et en plus, on propose ce plat dans un décor unique, avec plusieurs variantes et c’est ce qui nous différencie des autres ».

Une autre tendance en Egypte consiste en l’ouverture de restaurants qui proposent des plats traditionnels qu’on ne trouve habituellement que dans les cuisines familiales. Quoiqu’il arrive, au Caire, le foul a encore un bel avenir devant lui. Comme le fish’n’chips à Londres, ou le kebab à Istanbul.

 

Par Stéphane Rousset