Le Cameroun réexamine le projet Heraklès

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Economie

Le 05.02.2013 244 vues

Le Cameroun réexamine le projet Heraklès


Al Qarra – Cela ressemble fort à un retour en arrière. Le gouvernement camerounais devrait rencontrer le 12 février les responsables de la société Hérakles. L’entreprise américaine ambitionne de planter des palmiers à huile sur près de 70 000 hectares. Un projet que le ministre de l’agriculture souhaite réexaminer.

Essemi MENYE, Ministre de l’Agriculture du Cameroun

« Nous allons avoir une séance d’explication parce qu’il s’agit non seulement de développer les plantations industrielles. Il faut qu’autour de la plantation industrielle il y ait des petites plantations, des plantations des petits porteurs. Au lieu que ce soit la seule entreprise qui ait toute la surface implantée il faut qu’il y ait des nationaux qui puissent être partenaires de cette entreprise-là. Donc nous sommes en train de travailler pour que l’on redéfinisse l’ampleur et l’emprise de ce projet-là. »

Il faut dire que le projet est loin d’avoir reçu l’agrément de la population et ce pour plusieurs raisons.

D’un point de vue juridique tout d’abord, car la convention signée avec le Cameroun en 2009 a permis à Herakles d’obtenir un bail de 99 ans.

D’un point de vue environnemental ensuite. La zone en question serait considérée comme l’un des berceaux de la biodiversité.

Si Greenpeace reconnaît un premier pas en avant du gouvernement cette nouvelle condition est loin d’être  satisfaisante.

Frédéric AMIEL, responsable de la campagne « forêt » chez Greenpeace

« C’est très intéressant de voir que le gouvernement se penche enfin sur la question Hérakles Farms puisqu’aujourd’hui on avait une espèce de laisser aller avec une absence complète du gouvernement mais c’est largement insuffisant puisque ce qu’on demande aujourd’hui comme d’autres ONG camerounaises c’est l’annulation de ce projet qui présentent trop d’aspects négatifs : accaparement de terres, déforestation, intimidation des populations locale, manque de transparence dans le contrat. C’est l’ensemble de ces problèmes auxquels il faut faire face aujourd’hui et revoir la question existentielle de la petite agriculture est loin d’être suffisant. »

Les nombreuses associations qui grincent des dents face à ce projet estiment que la société américaine opère en toute illégalité puisqu’elle ne possèderait aucun titre de concession. Autant de points à éclaircir alors que les premiers coups de pioche ont déjà été donnés.

 

Par Myriam SELLAM